Benjamin C. Johnson

Messages: 38 Date d'inscription: 19/02/2009 Age: 24 Localisation: Sur la route
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 | Sujet: Une nouvelle vie {Lola} Lun 4 Mai - 13:21 | |
| « Vous venez d’entrer sur le territoire des Etats-Unis d’Amérique! »
« Bienvenue dans l’Etat de Washington! »
La neige avait cessé de tomber peu avant le passage de la frontière laissant place à une légère brume humide. Quelques gouttes de rosée faisaient briller la végétation plutôt abondante en cette région. Malgré l’hiver tout était vert, étonnamment vert, et très humide. La réputation de cet Etat n’était donc pas de simples affabulations. Le pick up roulait depuis maintenant plus de 5h mais son conducteur gardait les yeux rivés droit devant lui sans montrer le moindre signe de fatigue. Aurait il l’âme d’un aventurier? Le bruit du moteur s’enrobe autour des différents sons émis par le poste de radio qui tourne depuis autant de temps que le véhicule. Le conducteur lui n’y fait plus attention depuis des heures. Une sorte de constante, une habitude. Celle de rouler sans but précis si ce n’est celui de découvrir qui il est.
Il ne sait pas ce qu’il trouvera là bas ni même s’il pourra le supporter mais prendre la route semblait pourtant être la seule solution à peu près envisageable. Il a des noms, il sait qui il doit chercher, qui il doit éviter. va-t-il s’y tenir? Rien n’est moins sure.
Forks. La Push. Tout cela sonne faux dans ses oreilles. Il sait qu’il est parti pour de mauvaises raisons et qu’au fond de lui il se moque pas mal de ses origines et sa « mission », celle qu’il devra peut être accomplir si jamais il retrouve ses semblables. Benjamin ne s’est jamais senti concerné par cette guerre sans fin entre lycan et vampire. Le sort à voulu qu’il appartienne à l’un de ces deux clans. En est il pourtant dépendant? Ben est un solitaire, l’a toujours été et le restera toute sa vie. Non pas un choix mais un trait de caractère.
Les forets s’enchaînent et se ressemblent, les routes deviennent de plus en plus sinueuse et une fine pluie accompagne désormais les mouvements de sa voiture sur l’asphalte. Une main posée sur le volant, l’autre sur le siège passager, à côté de ses maigres affaires. Il ne sait pas où il dormira ce soir mais il s’en moque bien. N’y a-t-il pas d’hôtel à Forks? Est-ce si coupé du monde qu’ils n’accueillent pas les visiteurs. Visiteurs c’est ainsi qu’il se qualifie pour le moment. Pas la peine de faire des projets auxquels il ne se tiendrait pas.
Peu à peu les habitations commencent à apparaître sur les bords de routes. Les panneaux de signalisations indiquent Forks une distance plus que raisonnable. Comme prévu il arrive avant la nuit.
Les derniers kilomètres sont parait il toujours les plus durs. Cette fois ci, Ben n’échappe pas à la règle. Il a beau être un des plus grand prédateurs sur Terre il n’en reste pas moins à moitié humain. Une faiblesse qu’il apprécie. Sa différence ne le gène pas réellement lui qui n’a jamais aimé faire comme tout le monde. Justement, le fait d’être mi-lycan, mi-humain, lui donne une nouvelle fois l’occasion de se différencier des autres y compris de ceux de son espèce.
C’est en baillant que Benjamin passe la pencarte annonçant l’arrivée dans la charmante petite bourgade la plus humide du monde. Tout n’est qu’un mélange de gris et de vert. Au moins il ne sera pas dépaysé. Les habitations défilent alors qu’il réduit l’allure de son Pick Up gris et bleu. Ici la mairie, là le bureau du Shérif. Le véhicule s’enfonce un peu plus loin dans les rues. Les gens semblent s’affairer et vaquer à leur petites occupations quotidiennes. La vie parait plutôt calme ici. S’ils savaient …
Ben finit par garer sa voiture sur une place le long du trottoir. Il éteint le contact et reste immobile quelques secondes avant de s’étirer et de bailler à nouveau. Geste humain, il se passe la main dans les cheveux, les ébouriffe puis se frotte les yeux machinalement en observant le va et vient des habitants, à l’extérieur. Les fines gouttes de pluie s’écraisait lentement sur le pare-brise ne laissant ainsi entre voir que des silhouetes diformes et se mouvant étrangement dans un mélange de couleurs toutes aussi fades les unes que les autres. Rien qui ne pousse à ouvrir la portière et explorer ce nouveau monde.
Les minutes s’écoulèrent aussi rapidement que des heures mais Ben fini par se décider. Il détacha sa ceinture de sécurité, coupa la musique et profita du silence un instant avant d’attraper son vieux sac à dos. Il sortit enfin du véhicule, vissa sa capuche sur sa tête et balança son sac à dos par-dessus son épaule droite tout en soupirant., las. Garder la même position pendant des heures n’a rien d’agréable surtout quand l’instinct que l’animal insuffle dans chaque goutte de sang réclame une échapatoire. Ses membres commençent à trembler légèrement. Son esprit réclame une course folle pour se dégourdir les pattes un tant soit peu. Que faire? Ben choisit de calmer le loup et de laisser l’homme prendre le dessus, une fois n’est pas coutume.
Au lieu d’aller se défouler dans les bois environnant, le jeune homme fait quelques pas sur le trottoir et pousse la porte d’un bar non loin de là. Le contraste avec l’extérieur est flagrant. Rien à voir non plus avec sa petite bulle de silence qu’il avait construit dans l’abitacle de sa voiture. Ici les gens rient, crient, jouent aux fléchettes dans un coin, trinquent dans l’autre. Le bruit envahit les oreilles de Ben tel une bombe qui exploserait à quelques mètres de là. Il plisse les yeux, prendre une grande inspiration et va s’asseoir sur une banquette, le long de la rue, dans un endroit légèrement reculé du bar. La serveuse ne tarde pas à le rejoindre et avec le plus beau des sourires lui demande ce qu’il désire.
Ce qu’il désire? Quel ironie du sort. Il désire remonter le temps et ne pas avoir à revivre la déchirure qui lui meurtris le cœur, ne pas avoir en lui cet animal qui lui dicte parfois sa conduite de par ses instincts plus que puissant, ne pas avoir à prendre part à cette fichu guerre qu’il ne considère pas être la sienne. Pourtant il se contente de lui répondre d’un air détaché, après quelques secondes de silence.
- Un café s’il vous plait.
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Lola Parker

Messages: 25 Date d'inscription: 18/02/2009 Age: 17 Localisation: Loin de tout.. Près de moi...
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 | Sujet: Re: Une nouvelle vie {Lola} Sam 23 Mai - 15:43 | |
| . Pourquoi marcher quand on peut courir jusqu’à sentir l’ivresse du vent, jusqu’à décoller pratiquement de terre ? La vampire se posait justement la question tandis qu’elle traversait le minuscule café pour retourner s’asseoir à sa place devant l’assiette qu’elle ne mangerait pas. Avoir l’air un minimum humain était tout ce que demandait la caste des Vampires et notamment les Volturi qui veillaient au grain sur le respect des quelques règles qu’ils avaient établis. C’était si peu et pourtant Lola avait beaucoup de mal avec cette satanée obligation. De un parce qu’elle n’aimait pas être obéissante, elle était de nature contradictoire et adorait dire aux gens ce qu’ils ne s’attendaient pas à entendre. Et de deux parce qu’avoir l’apparence d’une adolescente de 18 ans la contraignait à une lenteur insupportable, l’obligeant aussi à bouger régulièrement pour ne pas trahir sa nature.
. Elle venait donc de simuler un passage aux toilettes et tournait machinalement la cuillère dans sa tasse de café. Feignant de s’intéresser à ce qui se passait dehors vu qu’elle se trouvait juste à côté de la fenêtre, Lola écouta a contrario toutes les conversations autour d’elle. Saisissant des bribes de dialogues, elle apprit qu’un garçon la trouvait mignonne, qu’une vieille femme avait l’impression de lui ressembler quelques années plus tôt… Rien qui dénote une suspicion à propos de sa nature de vampire. Rassurée de ne pas attirer l’attention sur elle, comme elle avait eu la fâcheuse manie de faire sans le vouloir depuis quelques semaines alors qu’elle était encore au Nord, la jeune fille se désintéressa complètement de l’intérieur du café. Sur le parking une petite voiture grisâtre et cabossée sur le flanc droit s’engagea sur la route nationale, un pick-up fit alors son entrée dans le parking. Lola le regarda passer sans réagir, un jeune homme aux cheveux châtains se trouvait à l’intérieur de la voiture. Il avait la tête fatiguée de ceux qui ont fait une longue route. Elle s’en désintéressa rapidement.
. Gigotant un peu, la vampire jeta un nouveau regard sur la salle. Aucune des personnes présentes ne semblait au courant qu’une dangereuse proie était parmi elles. Un vague sourire se dessina sur sa bouche aux lèvres minces. S’ils avaient su ce qui vivait juste à côté d’eux à l’instant, ces gens n’auraient pas hésité une seule seconde et se seraient tous enfuis à toutes jambes. Cette image lui rappela qu’une seule personne pour ‘l’instant avait été capable de ne pas s’enfuir devant un vampire. Bella Swan. L’histoire idyllique qui s’était racontée partout dans le monde était parvenue jusqu’aux oreilles de Lola. A l’inverse de beaucoup de vampires, elle n’avait pas d’avis sur leur relation. Ils s’aimaient, n’était-ce pas tout ce qui comptait ? Lola chassa cette pensée pour voir qui venait de pousser la porte.
. Inspirant légèrement pour connaître l’identité du nouveau venu, elle remarqua deux choses. L’une que cette personne sentait mauvais. Non pas par saleté mais l’odeur de terre humide et de peau mouillée rebutait l’odorat fin de la vampire qui fronça le nez. La deuxième découverte l’étonna un peu, cette personne qui sentait la forêt trempée n’était autre que l’homme au visage fatigué du pick-up. Lola cessa de respirer momentanément pour ne pas inquiéter son entourage sur ses grimaces répétées et observa plutôt l’attitude du jeune homme. Une fois qu’il eut commandé son café et se fut assis dans un coin reculé du bar, il ne bougea plus. Intriguée, Lola décida de jouer avec le feu et de s’approcher de lui. Sur les courts mètres qui les séparaient l’un de l’autre, la jeune fille fit le lien entre l’effluve humide de l’inconnu et l’essence de son âme. Trop avancée pour reculer, elle s’assit face à lui et contint l’instinct furieux qui la poussait à bondir sur le loup qui se tenait devant elle. Un sourire presque sincère survola ses lèvres.
« Bonjour. »
_________________ x. L'éternité c'est long quand on marche sans coeur...
Alors souris... .x
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